Je n'ai pas la force d'en dire plus long.

Je n'ai pas la force d'en dire plus long.
Je ne trouve plus les mots pour libérer cette euphorie, l'espoir m'envahit à pleine vagues. Quelques instants avec lui, je me sentais si bien, encore saisie par cette peur mais j'ai enfin retrouvé un brin de confiance. Déjà de logns mois passés ensemble quand nous étions petits, on s'aimait, les autres n'ont jamais accepté. On le cachait, j'étais toujours fourrée chez lui. On s'est éloigné, l'histoire de quelques années.
Décembre. Il revient peu à peu, on se revoit. Quelques confidences. Et puis doucement, tout m'est revenu, ces liens qui nous tenaient si proches, un foule de souvenirs, des souvenirs fabuleux cette fois.
Comme une enfant, je me suis laissée portée par ces sentiments fous, enivrée par la volupté de ses mots. C'est un des seuls en qui j'ai vraiment confiance, il n'est pas comme les autres, lui mêle douceur & délicatesse. Il ne m'a jamais bousculée, jamais menée de front. Ses grandes mains sont si rassurantes.
"Pourquoi tu m'embrasses jamais sur les lèvres ?"
Vois-tu, j'en suis incapable, j'ai perdu toute force, toute confiance. Je ne suis plus assez forte pour aimer comme avant, ces secrets sont si lourds à porter. Je n'y arrive plus, à laisser ses lèvres me promener, une simple main posée & mon c½ur bat à cent à l'heure. Tapie au fond, au loin, il reste cette peur. Cette prison de verre, il pose ses mains sur moi, des milliers de souvenirs ressurgissent & m'emportent, je ne suis pas encore assez forte. Mais pourquoi faut-il toujours que ce passé m'emprisonne ? Cette peur que tout s'écroule ?

# Online seit Montag, 28. Dezember, 2009 um 16:11

Geändert am Dienstag, 29. Dezember, 2009 um 13:18

Chiquita.

Chiquita.
De retour. Encore & encore. Je tourne en rond, sans plus avoir la force d'avancer. J'aimerai tellement pourtant, m'en sortir, tirer un trait, mettre un point final & vivre. J'aimerai guérir en claquant des doigts.
Illusions, illusions.

Et puis, j'ai fait un petit plan alimentaire. Je vais essayer de m'y tenir. Courage.

# Online seit Sonntag, 27. Dezember, 2009 um 12:40

Geändert am Sonntag, 27. Dezember, 2009 um 15:19

Come she will.

Come she will.
Il y a tout juste un an, mon demi-frère était là, il ne cessait de me toucher. Ses mains chaudes glissaient encore sur ma peau. Je me souviens encore de tout, chacun de ses gestes. Partout, partout, rien ne lui échappait. Les mots d'une amie résonnaient au milieu de cet enfer. Inceste, inceste, je n'avais plus que ça au fond de moi. Ça retentissait, fort, très fort. Le début de la fin. Le manège s'est emballé.
Ces sales souvenirs s'incrustent, derrière ce sourire où se cachent un milliers de souvenirs, d'images & de mots. Ces sales idées reviennent, plus dures chaque fois. J'y ai pensé des jours & des jours, des heures de cours aux nuits d'été. J'avais tout imaginé, tout préparé. Il n'y avait plus qu'à. J'enchaînais les conneries, à deux heures du matin sur la terrasse. On m'a écrit des lignes & des lignes, ils avaient peur. Au dernier instant, j'ai reculé, pour elles. Quelques médicaments soigneusement rangés & d'autres coupures, histoire d'oublier & partir quelques instants. La lune brillait très fort ce soir là. Les étoiles étaient claires, on voyait très bien la grande ourse, celle qu'il me montrait chaque soir dans le ciel d'été. Je n'ai fait qu'une promesse, celle de ne jamais abandonner. Je ferai tout pour y tenir, pour me battre encore un peu.
Ce soir, c'est noël. Il faut être heureux. J'ai envie de virevolter. De m'envoyer en l'air.
Joyeux noël les amis :D

# Online seit Donnerstag, 24. Dezember, 2009 um 17:15

Geändert am Donnerstag, 24. Dezember, 2009 um 19:20